Correcteur freelance : 12 dangers à éviter

Être correcteur freelance comporte de nombreux avantages, par exemple celui de pouvoir organiser votre temps de travail comme bon vous semble ou encore d’être en contact direct avec le client. Mais si vous commencez dans ce métier, il est facile de tomber dans certains pièges. Voici 12 dangers à éviter!

1. Faire un devis sans demander d’extrait

Avant de présenter un devis à un client, demandez-lui un extrait du texte à corriger. Car si pour lui, «le texte est bien écrit», il n’est pas rare qu’en réalité, cela ne soit pas vraiment le cas. Avoir un extrait ou la totalité du texte est le seul moyen d’évaluer le travail à faire et d’établir un devis détaillé et le plus juste.

Conseil : un devis très détaillé cadre la prestation que vous allez effectuer, elle sera claire pour vous et pour le client. Cela permet aussi de négocier vos tarifs si le travail apparaît plus important que prévu.

2. Accepter des prix trop bas

Il est fréquent de douter de soi et de se sentir illégitime quand on se lance dans le métier de correcteur. Vous avez suivi une formation : par conséquent, vous avez une expertise certaine. N’acceptez pas de tarifs trop bas! Bien que l’idée d’avoir une référence supplémentaire puisse vous y pousser, cela peut vous porter préjudice : par exemple, dans le cas d’une collaboration au long cours avec ce client, vous aurez du mal à monter les prix par la suite. En outre, casser les prix du marché portera aussi préjudice à la profession, et donc aux autres correcteurs.

Conseil : à l’EFLC, nous recommandons de ne pas descendre sous les 20-25 €/8000 signes en préparation de copie et 20-25 €/10000 signes en relecture d’épreuves. Pensez également à prendre en considération les frais annexes à l’exercice de la profession — logiciels de correction, suite Microsoft Office, ouvrages, etc. — et à les lisser sur l’année, sur les différentes factures (voir à ce sujet la vidéo de l’ACLF, l’Association des correcteurs et correctrices de langue française).

3. Ne pas faire signer de devis

Un devis signé est indispensable si vous travaillez pour une entreprise ou un particulier : il vous engage, mais engage également le client à vous payer. Cela ne vous assure pas à 100 % que votre facture sera honorée, certes. Le pire n’étant jamais sûr, cela constitue néanmoins une preuve en cas de litige.

Conseil : ne commencez pas la mission avant la réception du devis signé (la signature numérique, c’est rapide!).

4. Commencer une mission sans acompte

Dans le cadre d’un travail de correction pour un particulier, ou tout client autre qu’une maison d’édition, un acompte est indispensable. Dans le cas où la personne disparaîtrait dans la nature ou ferait silence radio au moment du paiement, ce montant vous permettrait de ne pas avoir complètement perdu votre temps. Commencer la correction une fois la somme reçue vous prémunit de ce type de désagrément.

Conseil : vous pouvez demander un acompte s’élevant à 30 % de la facture totale.

5. Ne pas compter un supplément pour des missions urgentes

Lorsque vous êtes lecteur-correcteur à votre compte, accepter de travailler le soir et/ou le week-end pour répondre à des besoins urgents de clients est presque indispensable. En revanche, une telle prestation se paie plus cher.

Conseil : négociez une majoration de votre facture de 30 %, voire plus en fonction de l’état du texte et du travail à effectuer.

6. Faire un long test sans être rémunéré

Certains clients aiment savoir où ils mettent les pieds. Ainsi, il n’est pas rare que vous soyez soumis à un test de correction. Si pour un texte court, vous pouvez vous passer d’une rémunération, pour plusieurs pages, exigez le paiement de votre prestation. Il faut être prêt à tout pour se faire des clients, mais n’oubliez pas que tout travail mérite salaire!

Conseil : demandez si le test est payé dès la prise de contact.

7. Rester isolé

Le travail de lecteur-correcteur indépendant est très solitaire : en exerçant de chez soi, il est facile de ne pas voir âme qui vive de la semaine. Et un correcteur isolé, c’est aussi un correcteur en état de faiblesse face à un donneur d’ordre.

Conseil : seul on va plus vite, à plusieurs on va plus loin… et on est mieux informés! Essayez d’intégrer des groupes de correcteurs sur Facebook ou de réseauter sur LinkedIn afin d’engager la conversation avec des pairs.

8. Mettre tous ses œufs dans le même panier

Vous avez un client historique qui vous fournit suffisamment de travail pour ne pas chercher d’autres missions? Attention au salariat déguisé! Comment savoir si c’est le cas? Voici des indices :

  • L’entreprise vous contraint à l’exclusivité.
  • Vous devez travailler aux mêmes horaires que le client
  • C’est votre client qui établit des règles.

Outre le fait que vous vous retrouvez dans un rapport de subordination, il y a aussi le risque que votre client n’ait plus besoin de vos services du jour au lendemain… et que vous vous retrouviez le bec dans l’eau. Légalement, aucun contrat ne vous protège.

Conseil : restez proactif et diversifiez votre clientèle.

9. Ne pas prendre de vacances

À peu près tous les correcteurs en microentreprise commettent cette erreur, en particulier les premières années : travailler non-stop de peur de laisser filer des missions. Pour aller loin, il faut savoir ménager sa monture et cela passe par ne pas charger la mule. Si cela vous paraît être une bonne idée pour gonfler votre CA, dites-vous que vous avez également besoin de recul pour trouver de nouveaux clients et rester efficace.

Conseil : informez vos clients plusieurs mois à l’avance de vos dates de congé. Ils pourront anticiper, et vous aussi!

10. Ne pas prospecter

Aujourd’hui, votre carnet de commandes est plein. Et demain? Alors certes, le bouche à oreille, ça fonctionne très bien. Mais il ne faut pas vous reposer sur vos lauriers. Et puis dans autoentreprise, ou microentreprise, il y a bien «entreprise».

Conseil : prenez le temps, une fois par semaine, de faire le point sur vos missions en cours et celles à venir. Ne serait-ce pas le moment de relancer ce client pour lequel vous avez travaillé il y a quelques mois? Ou de présenter vos vœux de fin d’année à tel autre avec lequel une collaboration était en discussion?

11. Travailler plusieurs heures sans faire de pause

Quand on est très concentré sur son travail — travail qui peut se révéler totalement addictif d’ailleurs, des correcteurs et correctrices pourront en témoigner —, il est facile de rester vissé à son bureau plusieurs heures. Mais pour continuer à être efficace, vous devez aussi reposer vos yeux.

Conseil : mettez un timer sur votre ordinateur pour faire régulièrement des pauses, ou appliquez la méthode Pomodoro.

12.Manquer d’organisation

En étant correcteur freelance, vous allez devoir faire preuve de rigueur sur plusieurs plans. Ce qui est en jeu : votre crédibilité et l’avenir de votre activité.

Conseils :

  • Imposez-vous des heures de bureau, ou un volume d’heures quotidien à respecter et à répartir en fonction de vos loisirs pour les missions au long cours.
  • Sur votre ordinateur, créez des dossiers pour chaque client et des sous-dossiers pour chaque mission.
  • Rassemblez vos factures dans un dossier unique : chaque fin de mois, faites-en le tour afin de déterminer lesquelles ont été envoyées, réglées… ou attendent un peu trop sagement d’être honorées.

Enfin, attention aux arnaques : quand on vous contacte par mail pour un travail qui paraît trop beau pour être vrai… c’est qu’il y a anguille sous roche, baleineau sous gravillon, bref, qu’il y a un problème. Avant de céder aux sirènes d’une mission trop bien payée, effectuez quelques recherches concernant le commanditaire, sur le net ou dans votre entourage de correcteurs.

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École Française de Lecteur-Correcteur
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